35 États

bois, micro-contrôleurs,ampoules

26" x 12" x 26"

2013

en collection privée

Une boite fermée reprenant l’aspect des caisses de transports maritime et ferroviaire est posée dans l’espace. Des fluctuations de lumières s’échappent des fentes des planches alors que des cliquetis réguliers préfigurent une activités en continus à l’intérieur de la boite.  En ouvrant le couvercle, l’activité s’arrête brusquement pour se fixer sur une formation de lumière spécifique. Cette dernière est l’un des 35 états possibles constitués à partir de 6 ampoules allumées/éteintes orchestrées par un micro contrôleur programmé en mode aléatoire.

 

Lorsque fermée, les cliquetis et les bavures de lumières s’échappant de la boîte laissent sous-entendre la réorganisation perpétuelle des 35 alternatives. En analogie au chat de Schrödinger, les mouvements d’états variables sont inaccessibles au regardeur. En ouvrant la caisse, un état est isolé et désormais perceptible, mais écarte par le fait même les 34 autres possibilités. La proposition deviendrait dès lors le résidu d’un mouvement interrompu. Le couvercle est refermé ; l’activité reprend son cour à l’abri des regards. 

 

Par le truchement d’un mécanisme à la fois indépendant et interactif, « 35 états » se réapproprie les réflexions entourant les notions de mesure et d’observation soulevées dans l’expérience de pensée de Schrödinger. Ces enjeux sont ici mis au service d’un questionnement sur le caractère autonome de l’œuvre, autant que du rôle du regardeur pour l’affectation/la confirmation/la consécration de cette dernière en tant qu’œuvre d’art.